Regard

Je vais vous transmettre un pouvoir magique. Oui vraiment pour moi cela a été magique et pourtant très simple à mettre en place,

Cela m’a grandement aidé à diminuer l’anxiété que je vivais lorsque j’étais en groupe. Mais je crois que cela peut aussi aider dans bien des souffrances. Je crois que dans cette attitude il y a un grand pouvoir de résilience et même plus.

Nous avons tous des façons de fonctionner, des tendances à agir d’une certaine manière plutôt qu’une autre dans certains contextes. Des façons plus ou moins conscientes de se mettre en rapport au monde. Quand on est psychopraticien comme l’est un praticien en hypnose, nous avons des grilles de lecture  qui nous permettent de percevoir rapidement les différents fonctionnement des personnes dans des contextes précis. L’une de ses grilles de lecture, ce sont les métaprogrammes empruntés à La PNL qui, elle aussi, découle en partie de l’étude de la pratique de Milton erickson.
Ces grilles de lecture sont des cases qui nous permettent de classer des fonctionnements, aident orienter les questionnements et l’accompagnement. Je ne sais plus qui disait il est stupide d’essayer d’obtenir des choses différentes en faisant les mêmes choses. En mettant en évidence certains fonctionnement ces grilles permettent dans certains cas d’offrir un levier de changement et d ‘évolution. Ces grilles sont forcément restrictives: un être humain est complexe et unique dans son histoire, dans ce qui le compose et dans sa façon d’être au monde.

Quand j’ai appris ce métaprogramme, celui qui lorsqu’il est compris et maîtrisé devient un super pouvoir, lorsque j’ai perçu son implication, cela a été un peu comme une lumière qui s’allumait. Un éclair de lucidité, ce fameux euréka.

On pourrait certainement aborder ce sujet d’une autre manière qu’à travers les métaprogrammes, mais pour moi  c’est par ce biais là que j’ai perçu à quel point c’était essentiel dans notre relation à l’autre. En tant qu’accompagnant ou thérapeute la relation à l’autre c’est la base.
J’avais déjà bien perçu que le regard que l’on porte à soi et aux autres déterminent beaucoup de notre vécu dans la relation. Dans la relation à soi et aux personnes qui nous entourent que nous rencontrons. Quand on est un minimum empathique, ce qui me semble nécessaire si l’on est dans la relation d‘aide, on s’intéresse forcément aux autres personnes et même souvent au reste du vivant.
Et plus j’avance, plus je me rends compte que cette façon de fonctionner est un grand levier de résilience.
Je ne vous fais plus languir en terme de méta programme on appelle ça le tri sur soi – le tri sur l’autre.

Le tri sur soi consiste à interpréter le monde à travers ses propres filtres, ses valeurs et ses expériences. On a tendance à privilégier son propre point de vue et à avoir des difficultés à se mettre à la place de l’autre. Et même parfois quand ce curseur est poussé fort à percevoir les autres en tant qu’individu à part entière, en dehors de nous. Il peut être difficile de s’intéresser à eux, vraiment. 

Le tri sur l’autre, à l’inverse, consiste à s’intéresser au point de vue de l’autre et à essayer de comprendre ses motivations et ses besoins. On est capable de décentrer son point de vue et d’adopter une perspective différente. De s’intéresser à son ressenti, à poser des questions pour comprendre. A prendre en compte que l’autre est un individu à part entière avec toute sa complexité qui ne nous est pas accessible de prime abord. Différent de nous. A ressentir, percevoir observer avec curiosité et intérêt.

Dans la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui le tri sur soi me semble être le roi, la plupart vivent dans leur bulle et le réel intérêt pour l’entourage est quand même souvent limité, je parle d’une réel curiosité, d’un intérêt réel, de pouvoir se mettre un tant soi peu à la place de l’autre.

Mais c’est une grande source de force et de résilience que de tourner son regard vers l’extérieur. De porter attention à l’autre , dirigée cette chose sacrée qu’est notre attention vers un autre différend de moi, unique tout comme moi. Et apprendre à jouer avec notre attention est un grand pouvoir magique.

 Il me semble remarquer que la souffrance est souvent égocentrée. Je ne dis pas que nous devons nier nos souffrances, je suis persuadé que nous sommes la personne la plus importante de notre vie et que reconnaître et accepter nos souffrances est un chemin vers la résilience.

Tourner le regard vers l’extérieur, se détourner un peu de son nombril apaise bien des maux, par pour être un sauveur, pour aider. juste regarder l’autre, observer,  se dire qu’il a une histoire, ses souffrances, ses rêves, ses espoirs, ses peurs et je n’en sais rien. C’est un être unique tout comme moi. Sa couleur de cheveux, son visage, son regard, sa façon de parler tout cela est unique, une émanation de la vie, comme moi et pourtant différente de moi. Bah faire ça régulièrement, changé quelque chose profondément en nous et apaise nos souffrance; Pas de façon à dire il souffre plus que moi, moi c’est rien. Je pense que reconnaître ses blessures est nécessaire, pour pouvoir les apaiser. Mais c’est juste “mathématique” si j’ose dire, l’intérêt que l’on porte aux autres, l’attention, cette énergie dirigée ailleurs, ne nourrit plus nos douleurs et ouvre tant de perspectives.


De développer cette compétence, de diriger mon attention, de devenir réellement curieux de l’autre sans trop de projections,  m’a vraiment ouvert plein de nouveaux horizons.


Comme je vous le disais au début, je souffrais d’anxiété en groupe dû à mon histoire. Aujourd’hui je sais que nous sommes beaucoup dans ce cas, que dans un groupe de personne plus de la moitié ne vont pas être super à l’aise de se trouver là, certains vont même être très mal à l’aise en fonction du contexte.

Donc ça me rassure beaucoup, ça ce ne fut possible que parce que je me suis intéressé à eux. 

Quand j’entre dans une pièce maintenant et que le ressens cette anxiété se présenter, je regard les autres, avec intérêt, je me connecte à eux et cela s’apaise d’un coup sans même y prêter attention, car je n’y prête plus attention, je prête attention à ce qui m’entoure et c’est magique vraiment essayez.

Ca me permet de percevoir la richesse de la diversité, chacun est unique et a quelque chose d’intéressant à montrer, ça permet aussi de détecter les personnes qui vont plus me correspondre, de me rapprocher d’elle, et d’éviter les personnes moins en accord avec moi. ,Ca permet aussi de revenir au présent à ce qu’il se passe là dans l’instant et ça aussi c’est une source d’apaisement. L’anxiété est souvent due à une projection sur ce qu’il peut se passer en fonction de ce qui s’est déjà passé,….pas sur ce qu’il se passe là dans l’instant.

Vraiment un super pouvoir et tellement simple.

Je me suis souvent demandé comment des personnes très altruistes, vraiment altruistes, l’étaient devenues alors qu’elles semblaient avoir beaucoup souffert dans leur vie, je crois que c’est grâce à ça, au tri sur l’autre. Loin d’être un sacrifice de soi, c’est une force et une régénérescence que de porter intérêt à cet autre qui est comme unique tout comme nous, et sur le même chemin de la vie, parfois compliqué, parfois tumultueux, souvent intriguant et tellement passionnant.

Nous ne percevons pas le réel.

Qu’est ce que la réalité?



En me penchant sur le sujet je me rends compte que cette question l’humain se la pose depuis des siècles, non, des millénaires. Toutes les mythologies, les religions sont des tentatives d’expliquer la réalité, d’y trouver sa place et de donner du sens.


Donner du sens, c’est essentiel à l’humain….

Dans cet article je ne compte pas essayer de définir la réalité ou le réel, je n’ai pas cette présomption, mais juste d’expliquer que l’on ne perçoit pas le réel et que notre réalité, ce que nous percevons du monde, est d’une part limitée par nos sens et d’autre part en grande partie subjective.

Et c’est en partie avec ça : la subjectivité de chacun que nous travaillons en hypnose.

La vue est notre sens dominant et nous bâtissons beaucoup de notre perception grâce à ce sens qui nous permet d’appréhender la réalité.

C’est une évidence aujourd’hui, nous voyons les choses grâce à la lumière (c’est quelque chose que j’ai bien étudié en gemmologie). 


La lumière, quelque chose de très particulier que cette chose, mais ne nous éloignons pas. 

La lumière est une onde électromagnétique  (en tout cas au moins en partie), donc des longueurs d’ondes, des fréquences, donc des rythmes et déjà là on peut comprendre que l’on ne perçoit qu’une partie de la réalité puisque lorsque je vois du rouge ou du violet, pour moi c’est une couleur mais la physique nous prouve que c’est une onde avec une longueur et un  rythme,  intéressant non. Peut être difficile à appréhender, mais au même titre que le son la lumière a un rythme, c’est une vibration (au moins en partie)

De cette lumière nous n’en percevons qu’une partie, ce qu’on appelle la lumière blanche composée des couleurs, chaque couleur étant une longueur d’onde , une partie de cette lumière blanche. Mais il existe toute une partie de cette lumière que nous ne percevons pas, ce qu’on appelle les ultraviolets des longueurs d’ondes en dessous de la longueur d’onde du violet et les infrarouges.

Donc le sens principal que nous utilisons pour percevoir le monde ne perçoit qu’une partie de celui ci.

Et cela est la même chose avec les autres sens, les animaux perçoivent bien plus d’odeurs que nous. Et pour notre ouïe il en est de même, il existe des infrasons et des ultrasons que nous ne percevons pas mais qui existent bel et bien. Mais avant que la science ne prouve qu’ils existent, grâce aux appareillages et à l’expérimentation pour nous cela n’existait pas et encore aujourd’hui même moi en sachant cela j’ai du mal à me dire qu’il y a beaucoup de choses qui existent autour de moi et que je ne perçois pas.

La matière, ce que je touche, ce que je suis, ce dans quoi je vis mon expérience de vie, ce qui est le composé essentiel de notre réalité n’est pas non plus que ce que j’en perçois. Une pierre n’est pas seulement cette chose solide, immobile c’est aussi dans sa structure, des atomes qui oscillent, en mouvement, des charges électriques,des forces qui s’attirent et se repoussent. Nous ne percevions pas cela avant que la science dans son évolution le montre. Et aujourd’hui la physique quantique semble montrer que dans l’infiniment petit, encore plus petit que l’atome, la matière a des comportement très particuliers qui remettent en question tout ce que l’on croit savoir de notre réalité, cela est un très vaste sujet.

Par ces exemples je voulais juste montrer que ce que nous percevons de notre réalité est limité par nos organes de perceptions, nos sens qui ne sont capables d’en appréhender qu’une partie et par nos connaissances, l’évolution des technologies permet de percevoir plus de choses; Avant le microscope on ne savait pas qu’il y avait des bactéries et des virus aujourd’hui on sait qu’autour de nous et en nous il y a des milliards de microorganismes que nous ne percevons pas mais qui font parties du réel. Plus nous aurons des technologies sophistiquées, plus nous ferons d’expériences et de calculs, plus nous percevrons de choses dans le monde, plus notre réalité se modifiera.

Alors non seulement nous ne percevons qu’une partie de la réalité et en plus notre cerveau modifie ce que nous percevons. Et oui notre cerveau, une super machine, interprète les signaux que nous recevons du monde.

Revenons à la vue ce sens dominant est facilement “dupé”






Expérience de Muller Lyer

La flèche du haut semble plus petite que celle du bas

Et bah non, elles sont identiques


Ceci prouve que notre vision est influencée par le contexte, le contexte étant les flèches tournées vers l’intérieur ou l’extérieur.



Une autre en rapport avec le contexte

https://cdn.futura-sciences.com/cdn-cgi/image/width=1760,quality=60,format=auto/sources/images/diaporama/691-top-15-des-illusions-d-optique/vergleich.jpg


Celle ci je l’aime beaucoup le cercle de gauche paraît plus petit que celui de droite et pourtant ils sont les mêmes.



Encore une fois le contexte influence la perception, je l’aime beaucoup car elle permet de faire  le lien avec la psychologie, il existe le même phénomène à propos de l’estime de soi.

Il a été montré qu’un individu entouré de personnes qu’il estime “meilleures” que lui peut se sentir dévalorisé et aussi le contraire, un individu entouré de personnes qu’il estime “moins bonnes” peut voir augmenter son estime de lui.

(The Effect of Upward Social Comparison on Self-Esteem

  • Auteurs : Tesser, A., & Smith, R. H. (1980).
  • Journal : Journal of Personality and Social Psychology, 38(4), 591-600.
  • Titre : Social Comparison and Self-Evaluation in the Context of Achievement
  • Auteurs : Wills, T. A., & DePaulo, B. M. (1991).
  • Journal : Journal of Personality and Social Psychology, 60(2), 295-309.



Je dis peut car cela va dépendre du système de référence de chaque individu. Je ne vais pas rentrer dans le détail de ces processus ici ce que je veux montrer c’est que nos perceptions sont influencées par le contexte et que donc notre réalité est dépendante de celui-ci.

Une autre illusion d’optique.




triangle Kanizsa.

Le triangle blanc pointe en bas n’existe pas, c’est notre cerveau qui le construit, qui le projette sur la réalité. Je le sais mais quand je regarde le triangle est bien là. C’est dingue non?




Ces illusions montrent que notre sens dominant, la vue, est très facilement trompé et qu’il ne perçoit pas toujours la réalité des choses.

Nous savons maintenant que nos perceptions sont limitées par la capacité qu’ont nos organes sensoriels d’appréhender les différentes informations qu’ils reçoivent. Nous savons que les informations reçues qui sont déjà partielles, sont interprétées par des systèmes cognitifs complexes qui ne reflètent pas toujours le réel.

Ceci est expliqué grâce au concept nommé top down et bottom up.

voici une définition de ces processus que m’a donné Bard 2023 l’IA de google ) j’y reviendrai certainement.

Processus bottom-up (ascendant):

  • Définition: Désigne le traitement de l’information qui commence par les données sensorielles et progresse vers des niveaux d’interprétation plus élevés.
  • Analogie: Imaginez construire une maison en commençant par les fondations (données sensorielles) et en ajoutant des briques (traitement de l’information) une par une jusqu’à la structure finale (interprétation).

Processus top-down (descendant):

  • Définition: Désigne le traitement de l’information qui commence par les connaissances et les attentes préalables et influence l’interprétation des données sensorielles.
  • Analogie: Imaginez regarder une maison déjà construite (interprétation) et utiliser vos connaissances en architecture (connaissances préalables) pour comprendre sa structure et son fonctionnement (données sensorielles).

Points clés :

  • Bottom-up: données sensorielles -> interprétation
  • Top-down: connaissances -> interprétation
  • Interaction: Les deux processus interagissent et se chevauchent pour une perception et une cognition complètes.

Exemples :

  • Bottom-up: Reconnaître un visage familier dans une foule.
  • Top-down: Interpréter le sens d’une phrase ambiguë en utilisant le contexte.

Conclusion :

Les processus bottom-up et top-down sont deux aspects complémentaires et indissociables du traitement de l’information. Ils contribuent ensemble à notre perception du monde et à notre manière de comprendre et d’interagir avec celui-ci.


Voici un cours complet en français sur les processus bottom up et top down.

https://www.youtube.com/watch?v=j7dLtnlB_gI








Tout cela permet de dire que nous ne percevons pas la réalité dans des domaines très concrets qui sont les informations sensorielles.
Alors imaginer pour les choses beaucoup plus abstraites, comme la psychologie, tout ce qui est de l’ordre du jugement qui est beaucoup plus subjectif : perception de soi et des autres, estime de soi, interprétations des comportements, ce qui est bien ou mal, bon mauvais…. ça laisse songeur sur le concept de vérité et de réalité non?




Il est montré que les émotions influencent nos perceptions de différentes manières.

Biais attentionnel, nous détectons plus facilement les émotions qui sont congruentes avec nos propres émotions, si je suis en colère je vais plus facilement percevoir les personnes avec des expressions de colère ou  et moins percevoir les personnes avec des expressions joyeuses ou anxieuses et le contraire aussi bien entendu  (expérience de dot-probe).

Biais d’interprétation : nous avons tendance à interpréter les émotions que nous percevons en fonction de notre propre état émotionnel. Nous détectons très bien les signaux émotionnels chez les autres, tous les primates savent faire ça; Parfois certains signaux sont ambigus quand c’est le cas nous avons tendance à interpréter ces signaux en congruence avec notre propre état émotionnel.

L’influence des émotions sur l’interprétation des expressions faciales ambiguës » par Russell et al. (1994)

  • « L’effet de l’humeur sur l’interprétation des expressions faciales » par Keltner et al. (1993)
  • « L’influence des émotions sur la perception et le jugement social » par Forgas (2001)



Les émotions influencent notre mémoire, les événements avec un impact émotionnel s’inscrivent plus durablement dans notre mémoire, elles jouent un rôle dans la consolidation de la mémoire et même les émotions que l’on vit aujourd’hui peuvent influencer la perception que l’on a d’événements passés. C’est-à-dire que nous interprétons le passé en fonction de notre état actuel. Cela ajouté aux connaissances qu’apportent les neurosciences sur le fonctionnement de notre mémoire donne vraiment à réfléchir sur notre perception de notre histoire, de comment nous nous la racontons. Je ne peux développer ici au risque de faire trop long et complexe mais ça fera certainement l’objet d’un autre article.


Il est montré que nos émotions influencent aussi nos décisions, nos jugements aussi.

« The role of emotion in memory » par Phelps (2004)

  • « Emotion and memory: Insights from neuroscience » par McGaugh (2004)
  • « The influence of emotion on memory » par LaBar et Cabeza (2006)









De la même manière nos croyances influencent notre perception.

Il existe différents biais cognitifs qui sont bien étudiés aujourd’hui. On appelle biais cognitif, une distorsion systématique de la pensée logique dans le traitement de l’information.
Il y en a un gros que l’on appelle le biais de confirmation. Nous avons tendance à rechercher et à percevoir les informations qui confirment nos croyances et à occulter les informations qui les contredisent. 

On appelle ça parfois le syndrome de la voiture jaune : vous avez vu une superbe voiture jaune et vous voulez l’acheter et bizarrement les jours suivants vous voyez des voitures jaunes partout ou le même modèle que vous voulez acheter, coïncidence synchronicité, l’univers vous envoie un message? Peut être, ou peut être est ce le biais de confirmation qui lui est prouvé, il n’y a pas plus de voiture jaune ou de voiture du modèle que vous voulez acheter juste votre attention est focalisée sur cette voiture et vous les remarquez plus.
Nos croyances, nos expériences “manipulent” notre attention et donc filtrent la perception que nous avons de la réalité.

Un autre biais important en rapport avec les croyances est le biais d’interprétation, nous avons tendance à interpréter les événements en fonction de nos croyances. L’exemple souvent cité est celui des fantômes. Une personne qui croit très fortement aux fantômes aura beaucoup plus vite tendance à interpréter des bruits étranges chez lui comme étant des bruits de fantômes, une personne qui pense qu’il y a beaucoup de voleurs dans la région aura beaucoup plus tendance à interpréter ces mêmes bruits comme une intrusion de ces malotrus plutôt que des fantômes.

Il existe d’autres biais cognitifs et d’autres facteurs qui influencent nos perceptions de la réalité mais je vais m’arrêter là cet article étant déjà long. Il me semble que par ce billet je montre que notre cerveau ne perçoit pas complètement la réalité, qu’il a des outils (sens) qui sont limités dans leur perceptions et qu’il interprète voir même reconstruit une partie de ces perceptions; Notre perception du monde est subjective. Pourquoi notre cerveau fait cela pour 2 choses un gagner du temps (on parle en milliseconde mais dans un monde dangereux quelques millisecondes peuvent nous permettre de survivre, tout notre corps à cette volonté puissante qui anime tout le vivant de survivre. La deuxième raison est que le monde dans sa globalité est bien trop complexe pour notre petit être et le cerveau le simplifie pour pouvoir en faire une expérience.

Et pourquoi cet article dans un blog d’hypnose? car c’est en partie avec cette subjectivité que l’on va travailler dans un accompagnement hypnotique; car notre perception de nous et du monde peut être la cause des problèmes qui nous font nous rendre chez un praticien en hypnose, c’est même souvent notre façon de percevoir, de raconter notre histoire; nos croyances qui sont un frein dans notre équilibre ou à nos objectifs

Nous savons que ces perceptions sont modifiables puisque subjectives et les états d’hypnose qui permettent de rencontrer et modifier nos processus inconscients sont vraiment des espaces propices à changer notre subjectivité pour plus d’harmonie, de fluidité, de stabilité.

Il y a ce sacré Saint thomas qui disait : “Moi, je crois ce que je vois!”. et l’autre de lui répondre “je vois ce que je crois” .

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L’hypnose est ce que ça marche?

Des questions reviennent souvent avant de se faire accompagner par un praticien en hypnose : Est ce que c’est efficace? Est ce que ça va marcher pour moi ? Est ce que je suis hypnotisable? Combien de temps ça va prendre ?

Questions bien légitimes, c’est une démarche pas toujours évidente que de se faire accompagner. Déjà franchir ce cap est déjà un pas sur le chemin de la résilience. Je vais donc vous donner mon point de vue sur ces questions essentielles.

Est ce que l’hypnose c’est efficace? Est ce que ça va marcher pour moi?



Est ce que c’est efficace? oui ça peut être très efficace. Après un peu plus de deux ans depuis 2023 de pratique en cabinet, 4 ans de pratiques personnelles, je suis encore souvent étonné voir bluffé par les résultats qui peuvent avoir lieu en quelques séances voir même parfois en une séance. 


Quand vous venez je souhaite de tout cœur que cela va être très efficace pour vous et je fais tout ce que je peux pour vous accompagner vers un mieux être mais le changement ne dépend pas que du praticien. Et heureusement je dirais, que les hypnotiseurs n’ont pas le pouvoir de faire ce qu’ils veulent de vous, dans un sens ou dans un autre.

La “guérison”, le changement, sont des choses complexes qui dépendent de beaucoup de facteurs que nous comprenons de mieux en mieux, mais il reste encore bien des territoires de la nature humaine à apprivoiser. L’hypnose, alliée à la compréhension de certains mécanismes humains, peut être puissante et aide à créer du changement et la résilience rapidement, mais ça ne fera pas tout le chemin pour vous. 

La responsabilité de votre vie et de ce que vous en faites vous appartient et un des rôles du praticien est de vous aider à cette autonomie en vous faisant vivre des expériences qui vous permettent d’interagir avec vos processus inconscients et en vous transmettant des outils qui peuvent vous aider au quotidien. J’ai vraiment cette philosophie résumée de cet adage qui dit “Si tu donnes un poisson à un homme il a à manger pour un jour, si tu lui apprends à pêcher il a à manger pour toujours”.

J’ai souvent l’image d’une graine qui va devenir une fleur ou un fruit, pendant une séance d’hypnose, on peut préparer la terre, planter des graines, l’arroser, l’entretenir et parfois même l’aider à fleurir, mais parfois en une séance on ne peut faire qu’une des ces choses et il appartient alors à chacun de s’occuper de ses graines et de ses fruits en devenir. 


C’est peut être difficile à entendre mais en tant que professionnels de l’hypnose, nous n’avons pas d’obligation de résultat, mais une obligation de moyen. Nous sommes responsables du cadre, de l’espace que l’on vous offre, des techniques et de nos grilles de lectures, de mettre à jour sans cesse nos connaissances sur ces sujets des états modifiés de conscience et de la psychologie qui sont sans cesse en évolution. Mais la responsabilité du résultat ne nous appartient pas.

Mais de ma pratique c’est très rare qu’il n’y ait aucun changement, aucun apaisement, aucune modification de comportement, pour peu que le client le veuille vraiment,  l’hypnose ne laisse pas indifférent.
Pas  toujours exactement comme  la personne l’aurait souhaité, la psychologie humaine est complexe. Parfois pas aussi vite que la personne l’aurait voulu, il y a aussi une question du rythme de chacun. Et c’est important de respecter les rythmes.

Mais vraiment je ne crois pas que l’hypnose puisse laisser indifférent. Il est arrivé que j’aie des retours sur une séance des mois après pour me dire tout compte fait ça m’a fait du bien ou aussi il est arrivé qu’on me dise moi je vois pas trop la différence mais ma femme m’a dit que j’avais changé sur certains points.


Faire de l’hypnose c’est aussi l’occasion de vivre des expériences d’état modifié de conscience, de découvrir les territoires de l’inconscient, de l’imagination, de tous leurs potentiels et d’en apprendre aussi sur le fonctionnement humain.

Combien de séances d’hypnose faut-il ? Impossible de répondre à cette question.

Impossible de répondre à cette question de manière précise.

Ces derniers mois j’ai accompagné plusieurs arrêts du tabac, quelque chose de bien concret et d’assez classique pour un praticien en hypnose et dont les résultats se mesurent très aisément.

Une personne a arrêté après une séance, à mon grand étonnement :D, une autre en trois séances à réduit de ¾ et pour une autre personne, ça n’a toujours pas fonctionné après 6 séances mais d’autres choses ont bougé.
Parfois ces comportements compulsifs sont des symptômes d’autres choses, l’espace du cabinet et l’hypnose permettent de les mettre en lumière et de prendre soin (soigner) de ces autres aspects qui ont besoin d’être entendus avant de changer sa façon d’être.

Donner un nombre de séances en début d’accompagnement est une très mauvaise suggestion qu’un praticien en hypnose peut faire. Ca aurait été dommage d’avoir suggéré au préalable à la personne qui a changé en une séance, qu’il en aurait fallu 3, ça aurait pu freiner son changement. Et dans l’autre sens si à une personne je lui avais dit en 3 séances vous allez arrêter de fumer, si elle n’y arrive pas, ça peut créer une dévalorisation de la personne qui pourrait se dire alors : je n’y suis pas arrivé, je suis nul, je n’y arriverai jamais,… et peut être renforcer le problème (ou aussi ce praticien est mauvais). Généralement, avec l’hypnose pour un sujet précis, nous sommes plutôt sur un accompagnement court, on dit des thérapies brèves, c’est-à-dire en quelques séances.

Mais il m’arrive aussi de faire des accompagnements beaucoup plus longs si la problématique est complexe et touche beaucoup de niveaux d’existence où les objectifs évoluent. Certaines personnes viennent voir un praticien pour une chose, ça bouge et du coup c’est l’occasion d’aller plus loin. Je peux voir aussi que des personnes qui viennent avec une problématique de surface pour “tester” ce qu’est l’hypnose, la compétence du praticien, si le rapport va se créer, si ça va “matcher” car c’est très important : la relation. Quand nous nous faisons accompagner, nous venons offrir une partie de notre intimité. Parfois certaines personnes disent certaines choses qu’ils n’ont jamais dites à personne dans l’espace du cabinet et la personne à qui nous livrons cela est très importante.

Suis-je hypnotisable ? question qui vient presque à chaque fois.

transe hypnotique

Tout le monde l’est, plus ou moins fortement et tout le monde peut vivre des états modifiés de conscience. Les transes, les états d’hypnose sont des choses très naturelles et très simples, en fait, juste nous n’avons pas appris à le faire, mais nous avons appris depuis que nous sommes venus au monde des choses bien plus complexes comme parler par exemple mais il y en a plein d’autres..
Parfois ça demande un peu d’entraînement d’aller dans ces états dits d’hypnose, de trouver et d’apprendre le chemin qui permet de vivre ces expériences, parfois aussi ça demande de lever certains freins (peur de la manipulation, croyance que l’on est pas capable, besoin de contrôle…). Chacun est unique dans sa façon de fonctionner.
Pour une personne qui n’a jamais rien vécu de l’ordre de la modification de l’état de conscience, c’est souvent assez différent de ce qu’elles imaginent.
Très souvent dès la première séance vous faites connaissance avec l’hypnose (si vous ne connaissez pas) Parfois ça demande un peu plus de temps mais c’est rare en fait. Quoiqu’il  en soit, en général en quelques séances vous vivez des états bien modifiés qui permettent de mieux vous connaître, de devenir plus entier, plus en phase avec vous et d’opérer des changements importants dans vos façons de fonctionner.

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Obligations et possibilités

Passer de : « il faudrait, je devrais » à « j’aimerais, je voudrais. »

Nous formons notre personnalité dans une relation entre notre intériorité et le monde extérieur. Nous arrivons tous sur cette terre dans avec des traits uniques qu’ils soient physiques ou psychologiques. Et pendant notre croissance, nos apprentissages nous nous construisons avec cela et ce que nous apporte l’environnement extérieur.

Nous recevons un nombre incalculable d’injonctions, des parents, de la famille, de l’école, pour moi qui suis un enfant de la télé, la télévision a été un grand vecteur de vous devez être comme ceci ou comme cela à travers la publicité notamment. Je trouve que nos sociétés modernes ne prennent pas en compte l’unicité de chacun et ce que chacun voudrait ou aimerait faire ou être. l’école la famille nous apprennent peu à faire grandir cela en nous, nos aspirations profondes, nos qualités et nous enferment plutôt dans des moules. Parfois, souvent nous avons fait nôtres les « il faudrait », « je devrais » pour plein de raisons.

En tant qu’être humain vivant en société nous avons des droits mais aussi des devoirs ! des : « il faut, je dois », ça me semble naturel, ou même en tant qu’être vivant, je dois manger pour survivre, je dois payer mon loyer ou mon chauffage, je dois m’occuper de mes enfants,….. nous avons des obligations.

Mais c’est parfois un des soucis que je rencontre en cabinet, des personnes viennent car elles pensent qu’elles ne sont pas comme elle devrait être ou n’arrive pas à faire ce qu’elle pense devoir faire, ou encore il y aune perte de sens, car les obligations ne corrélent pas avec les envies « les j’aimerais, je voudrais.

Et forcément parfois ça coince, si le « je devrais être » est en opposition avec qui je suis vraiment à l’intérieur, Il peut y avoir alors des malêtres et/ou des comportements pas/peu souhaitables que nous aimerions changé. Comme des forces à l’intérieur qui s’opposent et tiraillent.

Apprendre à connaitre et accepter sa nature, trouver sa place dans la famille, la société en accord avec nous et le reste, poser ses limites. Ressentir ce qui est vraiment important pour nous et ce qui est de l’ordre de l’injonction extérieure. Passer du « je devrais être ou faire » au « je suis ce que je suis et j’aimerais faire ça ou grandir comme ça », prendre sa place est un chemin que j’aime beaucoup accompagner. Un chemin d’acceptation et de dépassement, un chemin de libération et d’évolution.

Trouver un équilibre entre nos obligations et nos envies.

Vous êtes la seule personne qui sachiez vraiment ce qui est bon pour vous; et de faire le chemin de revenir à soi comme cela, en reconnaissant comme légitime vos envies, vos besoins, ça résout pas mal de problèmes de conflits internes qu’il peut y avoir.

Se (re)trouver, c’est offrir ce cadeau que nous sommes au monde, et croyez bien que vous avez quelque chose à offrir ne serais ce qu’a une seule personne. Car vous êtes la vie! Elle vibre partout en vous et cette vie crée de la diversité, de l’unicité, de l’individualité, du changement, de la beauté, de la relation…

La vie est en vous et partout autour de vous.

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