Nous aimerions les contrôler, souvent elles nous échappent
– « Haaaaaa, tu m’énerves ! Va-t’en ! »
– « Non, je ne veux pas y aller. »
– « Pourquoi est-elle partie ? Mais pourquoiiiii ! »
-« Oh mon dieu, non… pas ça ! »
-« Ouiiiii! Super, encore une fois ! »

Rien qu’en lisant ces phrases, quelque chose a pu se passer en vous, n’est-ce pas ?
Un léger tressaillement, une infime variation dans votre souffle, une sensation fugace, presque imperceptible… Une réaction, aussi discrète soit-elle, à quelque chose que nous vivons tous, encore et encore.
Ça nous traverse sans prévenir, ça nous secoue, ça nous envahit, ça nous soulève.
Parfois, on voudrait les arrêter. Parfois, on les cache, on les retient, on les enferme.
D’autres fois, on s’y accroche, on voudrait qu’elles durent toujours.
Elles nous poussent à agir, à parler trop vite, ou au contraire, à nous figer.
Elles remplissent un espace entier en nous, ou nous laissent vides, épuisés.
Nous les qualifions de bonnes ou de mauvaises. Nous les combattons, nous tentons de les dompter. Mais au fond, elles n’attendent qu’une chose : exister et circuler librement.
Nous ne les choisissons pas. Elles surgissent, et nous, nous réagissons.
Mais alors… quelles sont-elles ?
À quoi servent-elles ?
D’où viennent-elles ?
Les réponses sont là, juste sous nos yeux. Elles sont là depuis toujours.
Et si nous apprenions enfin à les écouter ?
Table des matières
Les 6 émotions de base
Les émotions façonnent nos expériences et nos interactions. Selon Paul Ekman, six émotions de base – joie, tristesse, peur, colère, surprise et dégoût – sont universelles et reconnaissables à travers les expressions faciales. Mais il n’est pas le seul à avoir exploré ce sujet : d’autres chercheurs, comme Plutchik, Izard ou Panksepp, proposent des modèles différents, élargissant notre compréhension des émotions humaines. Ici, je vous propose le descriptif de Paul Ekman, le plus couramment accepté et le plus accessible pour une approche concrète et pratique de nos états émotionnels.
La colère monte comme un feu intérieur. Elle enflamme la poitrine, contracte la mâchoire, accélère le souffle. Parfois, elle explose en cris et en gestes brusques, parfois elle ronge en silence, consumant lentement de l’intérieur.
Lien vers l’article sur la colère : colère qui es tu, que veux tu?


🌧 La tristesse alourdit tout sur son passage. Elle ralentit les gestes, pose une chape de plomb sur les épaules, embrouille les pensées. Parfois, elle s’échappe en larmes libératrices, parfois elle s’installe en une mélancolie diffuse, silencieuse et persistante.
Le dégoût repousse d’un mouvement instinctif. Il se lit sur un visage qui se ferme, un regard qui se détourne, un frisson qui parcourt l’échine. Il protège, met à distance ce qui semble toxique, insupportable ou inacceptable.


La peur surgit comme une alerte brutale. Elle coupe le souffle, tend les muscles, met tout le corps en éveil. Face à elle, certains se figent, d’autres courent, d’autres encore se crispent, attendant que l’orage passe.
La surprise suspend le temps. Elle fige le corps l’espace d’un instant, ouvre grand les yeux et la bouche, arrête la pensée avant qu’elle ne reprenne sa course. Elle peut être un éclat d’émerveillement ou un choc imprévu.


😊 Elle détend les traits, libère le rire, fait vibrer l’énergie du corps. Parfois douce et apaisante, parfois fulgurante et communicative, elle est ce souffle qui allège le quotidien et colore les instants.
Nous les ressentons tous. Elles traversent nos journées, s’invitent dans nos décisions, façonnent nos souvenirs. Mais les vivons-nous tous de la même façon ?
Certaines colères sont des tempêtes, d’autres des feux froids.
Certains ressentent la peur comme un étau, d’autres comme un moteur.
La joie elle-même n’a pas une seule forme : est-elle toujours une explosion, ou peut-elle être une simple chaleur intérieure, discrète mais bien présente ?
Et toi, comment les ressens-tu ?
Quelle forme prennent-elles en toi ?
Si ces émotions sont universelles, alors pourquoi les vivons-nous parfois si différemment ?
Pourquoi certains explosent et d’autres implosent ?
Pourquoi la même situation peut provoquer la peur chez l’un, la colère chez l’autre, et laisser un troisième complètement indifférent ?
Nous avons tous une sensibilité unique, forgée par notre histoire, notre environnement, notre culture.
Comment ces forces si puissantes en nous pourraient-elles ne pas avoir de raison d’être ? Et si, au lieu de les combattre ou de les fuir, nous prenions enfin le temps de les écouter ? Que pourraient-elles nous révéler, si nous apprenions à les apprivoiser ? »
Pourquoi les émotions sont-elles si présentes et puissantes ?
Les émotions font partie intégrante de notre quotidien, toujours là, prêtes à nous envahir, à nous guider ou à nous perturber. Mais pourquoi sont-elles si présentes, et pourquoi exercent-elles une telle puissance sur nous ? Que nous les cherchions ou qu’elles nous surprennent, elles influencent constamment nos pensées, nos actions et nos interactions avec les autres.
D’un point de vue biologique, les émotions ont évolué pour répondre à des besoins fondamentaux. Elles sont des réactions immédiates face à notre environnement, des signaux rapides qui nous aident à réagir. Par exemple, la peur déclenche une réaction de fuite face à un danger imminent, la colère nous aide à défendre nos limites, et la joie nous incite à nous rapprocher de ce qui nous fait du bien. Ces réponses instinctives sont profondément ancrées dans notre évolution et sont directement liées à notre survie.
Mais qu’en est-il des émotions qui surgissent sans raison apparente, celles qui nous laissent sans contrôle, celles qui semblent ne jamais vouloir partir ? Pourquoi certaines émotions sont-elles aussi puissantes, nous submergeant parfois, nous poussant à agir de manière impulsive ou à nous figer dans l’incertitude ?
Les émotions nous traversent avec une telle intensité qu’elles semblent parfois nous échapper. Nous pouvons vouloir les maîtriser, les comprendre, mais elles nous affectent souvent avant même que nous ayons eu le temps de réfléchir. Parfois, nous les repoussons, les ignorons ou les jugeons, mais elles sont persistantes. Pourquoi ? Parce que nous sommes conçus pour ressentir. Ces sensations, ces impulsions, sont un langage intérieur qui nous connecte à notre propre humanité et aux autres.
Alors, loin d’être une simple réaction à une situation, l’émotion devient un moteur : un appel à l’action, un guide qui cherche à nous protéger, à nous rapprocher de ce qui est bon pour nous, à nous alerter sur ce qui est menaçant. Mais au-delà de leur utilité première, les émotions sont aussi des catalyseurs de notre histoire personnelle. Chaque émotion vécue est unique, façonnée par notre passé, nos croyances et notre culture. Ainsi, même si certaines structures émotionnelles sont partagées par tous les êtres humains, chaque expérience émotionnelle est personnelle et intime, agissant en nous de manière différente à chaque fois.

Les émotions ont ainsi un rôle à la fois personnel et social
Les émotions ne sont pas seulement des expériences internes ; elles jouent également un rôle clé dans nos interactions avec les autres. Sur un plan personnel, elles nous permettent de comprendre ce que nous ressentons et d’orienter nos décisions. Par exemple, la colère peut signaler qu’une limite a été franchie, la joie nous montre ce qui nous fait du bien, et la peur nous alerte face à un danger. Elles nous aident à naviguer dans notre monde intérieur, à mieux comprendre nos besoins et nos valeurs.
Mais les émotions ont aussi un pouvoir social et relationnel. Elles sont communiquées à travers notre langage corporel, nos expressions faciales et nos actions, créant une connexion immédiate avec ceux qui nous entourent. Quand nous ressentons de la joie, nous avons naturellement envie de partager cette énergie avec les autres, et quand nous ressentons de la tristesse, cela peut créer une empathie et un soutien mutuel. Les émotions, en ce sens, forment des ponts entre nous, facilitant la compréhension et l’échange.
Mais les émotions ont aussi un rôle social protecteur. Elles nous permettent de poser des limites et d’envoyer des messages clairs aux autres : la colère, par exemple, peut signaler un dépassement de nos frontières, tandis que la peur peut inviter à la prudence. Cependant, lorsqu’une émotion prend trop de place et nous submerge, elle peut aussi nous isoler, rendant le dialogue plus difficile.
Ainsi, les émotions sont bien plus que de simples réactions individuelles. Elles sont une langue universelle qui nous relie à notre propre expérience tout en créant des liens avec les autres.


Voyage dans le temps : quand l’émotion réveille la mémoire
Vous marchez dans une rue familière, perdu dans vos pensées, quand soudain, une odeur surgit. Un mélange de cannelle et de beurre chaud. Sans prévenir, un souvenir jaillit : un après-midi d’enfance, assis à la table de votre grand-mère, le goût sucré des biscuits encore tièdes, la douceur de sa voix. Vous ne cherchiez pas à vous rappeler ce moment, mais il s’impose à vous avec une précision troublante. Pourquoi ? Parce que la mémoire ne fonctionne pas comme une armoire où l’on range des souvenirs bien classés. Elle est vivante, sensible aux émotions qui l’ont forgée. Un frisson, une musique, un parfum… et voilà qu’un instant oublié refait surface, teinté des sensations qui l’ont gravé en vous. Ce n’est pas juste un souvenir ; c’est un voyage dans le temps, porté par l’émotion qui l’a marqué. Ainsi, la mémoire et les émotions sont intimement liées, chaque sensation pouvant raviver des moments oubliés avec une intensité surprenante.
La mémoire et les émotions : un lien inséparable
Nos souvenirs ne sont pas de simples enregistrements figés dans le temps, ils sont profondément imprégnés des émotions que nous avons ressenties au moment où nous les avons vécus. C’est pourquoi un souvenir marquant est souvent associé à une sensation intense, qu’elle soit agréable ou douloureuse. Ce lien s’explique par le rôle clé de l’amygdale, centre de la gestion des émotions, qui agit en interaction avec l’hippocampe, responsable de la consolidation des souvenirs. Plus une émotion est forte, plus le souvenir est profondément ancré.
Ces découvertes nous amènent aujourd’hui à nous interroger : dans quelle mesure les émotions influencent-elles nos apprentissages ?
C’est aussi pour cette raison que certains événements restent gravés en nous, parfois avec une intensité intacte après des années. Une simple odeur, une mélodie, un lieu peuvent raviver une mémoire enfouie, accompagnée des ressentis qui lui sont liés. Ce phénomène est à double tranchant : il peut nous replonger dans un instant de bonheur et de réconfort, mais aussi réactiver des blessures du passé.
Cette capacité du cerveau à créer des associations entre stimuli et états internes peut devenir un formidable levier. Et si nous pouvions consciemment apprendre à utiliser ces mécanismes pour induire des états internes positifs ? Cultiver la joie, le calme, la curiosité… tout cela peut être facilité par cette intelligence émotionnelle et mnésique naturelle.
Comprendre ce mécanisme, c’est ouvrir la porte à une transformation intérieure. En revisitant nos souvenirs sous un autre prisme émotionnel, il devient possible de libérer certaines charges, d’apaiser des réactions automatiques et de mieux comprendre l’impact de nos expériences sur notre manière d’être au monde. Notre mémoire est vivante, et nos émotions en sont les guides.
Mémoire, émotions et psychotraumas : quand le passé s’invite au présent
Lorsqu’un événement est vécu comme un traumatisme, l’émotion qui l’accompagne est si intense qu’elle peut perturber le processus habituel de mémorisation. Plutôt que d’être intégrée comme un souvenir classique, l’expérience reste fragmentée, figée, parfois sous forme d’images, de sensations corporelles ou d’émotions brutes qui surgissent de manière incontrôlée. C’est le cas des flashbacks, des réactions disproportionnées à certains stimuli, ou encore de cette impression diffuse d’être en alerte permanente sans en comprendre la raison. L’amygdale, hyperactive après un traumatisme, continue de signaler un danger, même quand celui-ci appartient au passé.
Heureusement, il est possible de travailler sur ces mémoires traumatiques. L’hypnose, le RITMO® (technique inspirée de l’EMDR®) et d’autres approches thérapeutiques permettent de retraiter l’information émotionnelle et d’aider le cerveau à classer l’événement dans le passé. En reconnectant l’émotion au contexte et en intégrant progressivement le souvenir, la charge émotionnelle s’apaise, permettant de reprendre le contrôle sur ses réactions et de se libérer du poids du trauma.

Du ressenti au symbole : écouter le langage du corps
Du ressenti au symbole
Les émotions ne sont pas que des pensées fugaces ou des réactions passagères, elles sont un mouvement vivant, une interaction constante entre notre esprit et notre corps. Lorsqu’elles suivent leur cycle naturel, elles émergent, imprègnent nos muscles, modulent notre énergie, puis se déchargent, laissant place à un nouvel équilibre.
Mais souvent, ce processus est entravé. Non parce que le corps ne sait pas faire, mais parce que nous n’apprenons pas à le laisser faire. On nous enseigne à retenir, contrôler, refouler, plutôt qu’à accueillir et libérer. Résultat ? Des émotions inachevées qui s’accumulent, s’ancrent, se figent.
Lorsqu’une émotion n’est pas exprimée d’une façon ou d’une autre ou qu’elle se répète sans issue, elle cesse d’être un simple ressenti pour devenir une empreinte, un état installé dans le corps. C’est là que se fait la distinction entre émotion et sentiment : l’émotion est un flux, une énergie en mouvement, tandis que le sentiment est une émotion qui s’est posée, cristallisée, parfois enkystée.
Et si ces tensions, ces sensations corporelles étaient plus que de simples inconforts ? Si elles portaient en elles un message, un symbole, une clé ?
« J’ai un nœud à l’estomac… une boule dans la gorge… j’en ai plein le dos… c’est comme si j’étais pris dans un étau… » Ces expressions ne sont pas anodines : elles traduisent ce que le corps sait déjà, mais que l’esprit peine à reconnaître.
Le corps parle, et il parle en métaphores. Apprendre à écouter ce langage, c’est ouvrir une autre porte vers la compréhension de soi, une autre manière d’entrer en relation avec ses émotions et de leur permettre d’achever leur cycle naturel.
Ce lien ouvre des portes passionnantes.
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Émotions et apprentissage : une alchimie subtile
L’apprentissage ne se limite pas à l’intellect. Nous n’apprenons pas uniquement avec notre tête, mais aussi avec nos émotions et nos sensations. Chaque expérience laisse une empreinte émotionnelle qui influence la manière dont nous intégrons et retenons l’information.
Plus un apprentissage est lié à une émotion forte, plus il a de chances d’être mémorisé.
Lorsqu’une découverte est associée à une émotion dite positive – émerveillement, curiosité, plaisir – elle s’ancre plus facilement, car elle active les circuits de la motivation et du plaisir dans le cerveau. Même le stress, souvent perçu comme un frein, peut aussi être un moteur d’apprentissage. Tout est question de dosage. Un stress modéré, sous forme de défi ou de challenge, stimule l’attention et la performance. Il pousse à se dépasser, à se concentrer, à mobiliser ses ressources. En revanche, un stress trop intense ou prolongé peut inhiber la mémorisation et créer des blocages, détournant l’énergie du cerveau vers la gestion de la menace plutôt que vers l’intégration du savoir.
Nos expériences passées influencent notre manière d’apprendre aujourd’hui.
Une scolarité marquée par des difficultés d’intégration peut rendre l’apprentissage en groupe intimidant, tandis qu’un cadre bienveillant renforce la confiance et la curiosité. Nous portons, parfois sans le savoir, ces souvenirs d’apprentissage qui façonnent nos réactions face à la nouveauté. Ce qui nous semblait facile ou difficile hier peut inconsciemment conditionner la manière dont nous abordons l’apprentissage aujourd’hui.
Mais ces empreintes ne sont pas seulement psychologiques, elles sont aussi corporelles. Combien de fois avons-nous ressenti un nœud à l’estomac avant d’aller vers quelque chose qui nous sortait de notre zone de confort ? Comme si le corps résistait instinctivement à l’inconnu. Une tension, une respiration bloquée, une crispation… autant de signaux qui révèlent des résistances inconscientes ou, à l’inverse, une ouverture à explorer davantage. Nos apprentissages ne sont pas que des concepts, ils sont aussi des expériences vécues dans le corps.
💡 Et si apprendre, c’était aussi apprendre à écouter comment nous vivons intérieurement ce que nous découvrons ?



Émotion négative ou positive : et si nous changions de regard ?
Nous avons appris à classer nos émotions en positives et négatives, comme si certaines étaient à rechercher et d’autres à éviter. Pourtant, toutes les émotions sont issues de nos processus innés d’adaptation au monde et à sa réalité. Elles sont naturelles et légitimes.
Ce ne sont ni des ennemies, ni des obstacles, mais des messagères qui nous renseignent sur notre état intérieur et notre rapport au monde.
Ce qui pose souvent problème, ce n’est pas l’émotion elle-même, mais ce que nous en faisons. Lorsqu’une émotion n’a pas d’espace d’expression, elle ne disparaît pas : elle se transforme, souvent à notre insu.
Une colère refoulée peut se transformer en rancune, une tristesse non exprimée en épuisement, une peur non écoutée en blocage. Nombre de difficultés viennent d’émotions que nous avons jugées mauvaises, souvent sous l’influence de l’éducation, de la culture ou de la pression sociale. Lorsqu’une émotion est perçue comme inacceptable, elle devient un poids intérieur, difficile à libérer. Elle peut nous freiner, nous encombrer… Ce n’est pas l’émotion en elle-même le problème, mais la relation que nous entretenons avec elle.
Nos émotions ne naissent pas de nulle part, elles se construisent aussi à travers notre environnement. Si, dès l’enfance, nous avons été encouragés à cacher, minimiser ou nier certaines émotions jugées « faibles » ou « inappropriées », il devient difficile de les accepter et de les exprimer librement à l’âge adulte. C’est là que l’intelligence émotionnelle entre en jeu, apprendre à réguler les émotions
L’intelligence émotionnelle, c’est cette capacité à accueillir,
comprendre et utiliser nos émotions de manière constructive. À la différence du quotient intellectuel, qui repose sur des aptitudes en grande partie innées, l’intelligence émotionnelle est une compétence qui se cultive, se développe et s’affine avec le temps. C’est un véritable jeu de connaissance de soi, une nouvelle relation à ce qui nous traverse, qui nous permet plus de fluidité, plus d’incarnation de ce que nous sommes.
Il ne s’agit alors, peut-être pas de supprimer les émotions dites « négatives », mais de reconnaître leur utilité et de savoir les exprimer sans qu’elles nous submergent. Développer cette intelligence, c’est apprendre à transformer une peur en prudence, une colère en affirmation de soi, une tristesse en introspection fertile. C’est aussi se servir de l’énergie de l’émotion pour avancer, évoluer, car c’est bien ce que fait la vie : s’adapter, progresser, un pas après l’autre.
Je crois que l’un des grands enjeux d’aujourd’hui est d’apprendre à être en relation autrement avec nos émotions, à les laisser circuler et à les utiliser comme des leviers plutôt que des freins. Car une émotion ne demande qu’une chose : être vécue, traversée et intégrée.
Et si, au lieu de chercher à contrôler nos émotions, nous apprenions à dialoguer avec elles ?

L’oubli, un allié insoupçonné
Nous accordons beaucoup d’importance à la mémoire, mais l’oubli est tout aussi fondamental. Il n’est pas une défaillance, mais une fonction essentielle du cerveau, qui nous permet de ne pas être submergés par un trop-plein d’informations et d’émotions.
Notre mémoire trie en permanence ce qui est important ou non. Les souvenirs marqués par une forte émotion ont tendance à rester plus vivants, tandis que ceux jugés moins essentiels s’estompent progressivement. Mais parfois, l’oubli est aussi une forme de protection. Face à un événement douloureux, notre cerveau peut mettre une distance, non pour effacer, mais pour permettre une intégration plus douce et progressive.
L’oubli est aussi ce qui nous permet d’évoluer. Nous ne sommes pas figés dans nos expériences passées : nous adaptons nos souvenirs à notre réalité actuelle, parfois en les reconstruisant inconsciemment. Ainsi, nous ne nous souvenons pas toujours d’un événement tel qu’il s’est réellement produit, mais tel que nous avons besoin de le voir aujourd’hui.
Dans cette capacité à oublier, il y a aussi une invitation à lâcher prise. Certaines émotions s’atténuent avec le temps, d’autres nécessitent un travail d’acceptation pour être libérées. Et si nous faisions confiance à cette intelligence naturelle qui nous permet de retenir ce qui nous construit et de laisser partir ce qui nous entrave ?
💡 Se souvenir et oublier ne sont pas opposés : ils sont les deux faces d’un même équilibre.
Et si nous oubliions tout cela… pour mieux nous en souvenir ?
Les émotions, une force à vivre pleinement
Quand je me suis formé à l’hypnose, nous avons consacré tout un module aux émotions. Ce fut une véritable libération pour moi. Comprendre ces forces intérieures qui nous animent, nous bousculent, nous entravent parfois, mais qui nous rendent tellement vivants, a changé ma relation à moi-même et aux autres.
J’ai libéré énormément d’émotions pendant mes propres accompagnements, et aujourd’hui, je vous accompagne à les libérer à votre tour. C’est toujours un privilège immense d’être témoin de ce processus, d’accueillir la confiance que vous me faites en osant vous autoriser à vivre vos émotions pleinement, à entrer en relation avec elles autrement. À chaque fois, ces moments sont d’une intensité précieuse, et ils me rappellent combien ce chemin est essentiel.

Ces émotions qui nous chavirent, nous propulsent, nous animent…
Ces émotions qui nous chavirent, nous propulsent, nous animent… elles sont bien plus qu’un tumulte à maîtriser. Elles sont le mouvement et les forces naturelles de la vie. Elles sont les messagères d’une adaptation constante. Comprendre nos émotions, c’est mieux comprendre comment nous fonctionnons, comment nous interagissons avec le monde et avec nous-mêmes. C’est aussi apprendre à les écouter, à les exprimer et à les utiliser comme des leviers plutôt que comme des freins.
Si ces réflexions résonnent en vous et que vous souhaitez aller plus loin, je suis disponible pour vous accompagner dans ce cheminement, à votre rythme et avec des outils adaptés à votre unicité.
Enfin, un mot sur la conception de cet article : il a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle, utilisée comme un partenaire créatif dans la structuration des idées et l’exploration des nuances du sujet. L’IA ne remplace ni l’humain ni son intention, mais peut être un outil fascinant pour affiner, enrichir et clarifier un message.
💡 Et si, au-delà de comprendre nos émotions, nous apprenions à les vivre plus simplement ?
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Ce blog est un espace d’exploration et de transmission, où je partage des réflexions, des outils et des perspectives pour mieux se comprendre et évoluer vers plus d’harmonie et de paix intérieure.
Chaque article est le fruit de mon propre cheminement, mêlant mon expérience d’accompagnant, ma quête en tant qu’humain dans ce 21ᵉ siècle, et l’appui de l’intelligence artificielle comme un partenaire créatif. L’IA m’aide à structurer, approfondir et affiner mes idées, mais chaque mot ici est pensé, ressenti et écrit avec mon intention.
Mon objectif ? Partager mes apprentissages, mes réflexions et mes découvertes, offrir des clés de compréhension et d’exploration intérieure, toujours dans une approche humaine, incarnée et authentique.
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