Colère, que me veux-tu ?

S’il y a bien une émotion mal aimée, c’est la colère. Cela m’a frappé dans ma pratique en cabinet : beaucoup de personnes expriment plus facilement la tristesse ou la peur que la colère. Comme si elle était interdite, dangereuse, inacceptable. Mais pourquoi ?

 

Pourquoi la colère dérange-t-elle autant ?

 

Elle bouscule, secoue, effraie. Trop bruyante, trop intense, trop incontrôlable, elle bouleverse l’ordre établi. On apprend vite à la masquer sous des sourires forcés, à la refouler derrière des silences pesants. « Ne te mets pas en colère », « Ce n’est pas beau de se fâcher », « Quel vilain caractère ! »

Dès l’enfance, la colère est perçue comme une faiblesse, une perte de contrôle. Dans une société qui valorise le calme et la maîtrise de soi, elle devient l’émotion à bannir. Mais c’est aussi l’une des plus puissantes. Et si elle dérange tant, c’est peut-être parce qu’elle renferme une énergie brute, un potentiel de transformation immense.

 

Table des matières

l'ours en colère détruit les arbres morts,c ubs et améthyste s'interroge sur la nature de la colere

Apprendre à faire de la colère une alliée

Alors, à quoi sert-elle vraiment ? Comment la canaliser, l’exprimer, la rendre créatrice plutôt que destructrice ?

Je la connais bien, cette colère. Elle m’a fait exploser, elle a été destructrice. Mais elle m’a aussi sauvé la vie. Elle a été mon moteur, mon carburant, celle qui m’a permis d’avancer, de créer, d’écrire ces lignes aujourd’hui.

Dans cet article, je vous invite à plonger avec moi dans l’univers de la colère : celle qui brûle, qui consume, mais aussi celle qui élève et transforme. Je vais vous partager mon expérience personnelle et celle d’accompagnant, pour explorer ensemble comment apprivoiser cette force et en faire une alliée.

 Prêts à changer votre regard sur la colère ? Suivez-moi.

l'ours enragé, améthys et cubs discute de l'utilité de la colère

Pourquoi la colère est si mal acceptée ?

Travailler avec les émotions fait partie du quotidien de tout praticien en hypnose d’accompagnement. Une chose qui m’a souvent interpellé, c’est la difficulté qu’éprouvent certaines personnes à accéder et à exprimer leur colère, notamment chez les femmes.

La colère est mal acceptée, car elle dérange. Elle fait peur, aussi bien chez les autres qu’en soi-même. Beaucoup redoutent son surgissement, la percevant comme une perte de contrôle ou une menace pour l’équilibre relationnel.

Dans le monde du travail, elle est souvent assimilée à un manque de professionnalisme.
Dans les relations personnelles, elle peut être mal interprétée et générer des conflits.
Chez les femmes, elle est encore plus stigmatisée, car elle entre en contradiction avec les attentes sociales de douceur et de retenue émotionnelle.

Ainsi, la colère est fréquemment perçue comme une défaillance, une faiblesse à masquer.

Pourtant, c’est une émotion essentielle. Elle signale un besoin de changement, de protection ou d’affirmation de soi. Elle est une force, une énergie brute qui, lorsqu’elle est comprise et exprimée sainement, devient un formidable moteur d’action.

Mais lorsqu’elle est réprimée ou mal canalisée, elle se transforme en une charge intérieure pesante, s’accumulant silencieusement jusqu’à exploser ou se dissoudre dans l’amertume et l’usure émotionnelle.

La colère fait peur, et sans doute à raison : lorsqu’elle explose, ses conséquences peuvent être irréparables. Mais doit-elle forcément être réduite à un choix binaire entre violence et répression ? N’existe-t-il pas un juste milieu, un curseur à ajuster pour qu’elle devienne une force constructive ? Comment apprendre à l’écouter et à l’exprimer sans qu’elle nous déborde ni nous étouffe ?

Dans la suite de cet article, je vais vous partager mon regard et des pistes pour mieux comprendre et apprivoiser cette émotion essentielle.

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Définition de la colère, par Cubs

La colère est une émotion primaire qui survient en réponse à une frustration, une injustice ou une menace perçue. Elle sert de mécanisme de défense pour réagir face à une situation jugée inacceptable.

Caractéristiques principales :

  • Physiologiques : Activation du système nerveux (accélération du rythme cardiaque, montée d’adrénaline).
  • Cognitives : Évaluation d’un déséquilibre ou d’une atteinte à ses besoins.
  • Comportementales : Peut mener à une réaction impulsive (agression, fuite) ou contrôlée (affirmation, transformation).

Fonction de la colère :

  • Poser des limites et défendre son intégrité.
  • Mobiliser de l’énergie pour agir et changer une situation.
  • Exprimer un besoin non satisfait.

 

Gestion et transformation :

Mal maîtrisée, elle peut être destructrice. Canalisée, elle devient un moteur de changement et d’affirmation.

👉 La colère n’est ni bonne ni mauvaise. C’est son expression qui fait la différence.

cubs, un avatar style bd, inspiré du minéral pyrite, il est doré anguleux, analytique et sceptique, il jongle avec des cube dorés

La colère chez l’enfant : un stade normal du développement

La colère est une réaction normale chez l’enfant, surtout avant 6 ans. À cet âge, son cortex préfrontal n’est pas encore pleinement développé, ce qui signifie qu’il ne peut pas encore réguler ses émotions de manière rationnelle. Il vit alors ses émotions en direct, sans filtres ni recul, réagissant instantanément à ce qu’il ressent.

Cette colère exprime une frustration. Avant 6 ans, l’enfant ne fait pas encore clairement la distinction entre lui et les autres, lui et le monde. Il est en pleine phase d’apprentissage de ces notions. Ses besoins lui paraissent absolus : lorsqu’il veut quelque chose, il considère comme naturel de l’obtenir immédiatement. S’il ne l’obtient pas, il ressent de la frustration et l’exprime par la colère.

Son apprentissage se fait par l’expérience et l’observation. Il va progressivement intégrer les réactions des adultes et des autres enfants face à ses émotions, ce qui va façonner sa manière d’exprimer sa frustration à l’avenir.

La colère réprimée – Un impact bien plus profond qu’on ne l’imagine

Cette BD m’a été inspirée un été, alors que j’accompagnais une personne en proie à une addiction. Au fil des séances, il a fini par mettre le doigt sur ce qui le poussait à fuir dans l’alcool : des colères réprimées. Jusqu’à cet instant, il n’avait même pas conscience qu’il était en colère.

Quelques jours plus tard, une scène du quotidien a résonné avec ce que je venais de découvrir en séance. Lors d’une sortie dominicale, j’ai vu un enfant d’environ cinq ans faire une colère. En réponse, sa mère lui a administré une fessée devant tout le monde.

J’ai été choqué, non seulement par le geste, mais surtout par la réaction de l’enfant. Il est resté stupéfait, comme s’il ne comprenait pas ce qui venait de lui arriver.

À cet instant précis, il apprenait, sans le savoir, que sa colère était inacceptable. Pire encore, il venait d’intégrer une leçon s’il voulait être aimé, il devait taire cette émotion.

J’ai voulu intégrer cette scène à la BD, mais les limitations des générateurs d’images m’ont empêché de représenter cette scène de violence.

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Accompagner la colère de l’enfant au lieu de la réprimer

Je n’ai pas d’enfant, et je ne cherche pas à donner de leçon à quiconque. Mais avec mon expérience d’accompagnant, je constate que dans presque chaque accompagnement, il arrive un moment où nous revenons à l’enfance. C’est là que se sont forgés nos premiers schémas émotionnels, que nous avons appris comment exprimer (ou non) nos émotions, comment nous positionner face au monde.

La colère étant une émotion naturelle, j’aimerais partager ici quelques pistes pour aider l’enfant à la traverser – une émotion légitime, mais qui, comme toute force brute, nécessite d’être canalisée.

Je préfère le mot « réguler » à « maîtriser » ou « contrôler ». Une émotion n’a pas besoin d’être domptée, elle a besoin d’être entendue et de circuler. Avant 6 ans, le cerveau de l’enfant n’a pas encore la maturité nécessaire pour gérer seul ses émotions. Avant toute chose, il est essentiel qu’il sente que sa colère est entendue.

Car après tout, qui se sent bien en étant en colère ? Si nous, adultes, trouvons cela difficile à vivre, imaginez ce qu’il en est pour un enfant, qui ne dispose d’aucun outil pour l’exprimer autrement.

L’enfant apprend par l’exemple. Alors, comment lui montrer comment réguler sa colère ?

Si un enfant se met en colère et que, en retour, l’adulte s’énerve et lui administre une fessée, que va-t-il comprendre ?


– Que frapper est une façon de gérer la colère ?
– Que la violence est une réponse normale à une émotion débordante ?

Dans les lignes qui suivent, j’aimerais proposer une autre approche, qui permette à l’enfant d’intégrer sa colère comme une émotion légitime, tout en apprenant à la canaliser sans violence ni refoulement.

🌀  1. Accueillir et nommer l’émotion
🔹 Pourquoi ?
L’enfant vit sa colère intensément, sans toujours comprendre ce qui lui arrive. Mettre des mots dessus l’aide à identifier ce qu’il ressent et à prendre du recul.

🔹 Comment ?
✔ Verbaliser l’émotion : « Je vois que tu es très en colère parce que tu voulais ce jouet. »
✔ Lui montrer qu’on comprend : « C’est frustrant quand on ne peut pas avoir ce qu’on veut tout de suite. »
✔ Lui apprendre à l’exprimer avec des mots : « Tu peux me dire ‘je suis en colère’ au lieu de crier. »

Comment aider un enfant à gérer sa colère ? Les conseils d’Améthys pour une régulation apaisée

🧘‍♂️ 3. Lui apprendre à se calmer progressivement
Une fois la colère exprimée, l’aider à retrouver son calme en lui proposant des stratégies de recentrage.

🔹 Exemples de techniques apaisantes :
✔ La bulle magique : Lui demander d’imaginer qu’il est dans une bulle de calme où il respire doucement.
✔ Le « je compte mes doigts » : Poser un doigt après l’autre en inspirant/expirant lentement.
✔ Un câlin ou un contact rassurant : Certains enfants se calment mieux avec un contact physique sécurisant.

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'une mère invite son enfant à bouger danser pour déchargé la colere

💨 2. Proposer des outils pour libérer la colère autrement
Un enfant ne peut pas « raisonner » sa colère comme un adulte. Il a besoin de moyens concrets et corporels pour l’évacuer.

🔹 Exemples de techniques adaptées :
✔ Le souffle du dragon  : Inspirer profondément et souffler très fort comme un dragon qui crache du feu.
✔ Le coussin de la colère  : Avoir un coussin spécial où il peut taper pour relâcher la tension.
✔ La danse de la tempête  : Secouer les bras et les jambes pour « expulser » la colère du corps.
✔ Dessiner sa colère 🎨 : L’enfant peut faire un dessin de ce qu’il ressent, puis le transformer (ex : dessiner un orage puis un arc-en-ciel).

améthys aide à apaiser la colere grace à la respiration

👀 4. Montrer l’exemple (régulation par imitation)
🔹 Pourquoi ?
L’enfant apprend en nous observant. Si un adulte crie ou punit brutalement, il intègre que c’est ainsi qu’on gère la colère.

🔹 Comment ?
✔ Dire à voix haute ce qu’on fait quand on est énervé : « Je suis en colère, je vais respirer un coup pour me calmer. »
✔ Montrer que la colère peut être exprimée autrement : « Je vais marcher un peu pour retrouver mon calme. »
✔ Valider que c’est normal d’être en colère, mais qu’on peut apprendre à la canaliser sans blesser les autres.

📖 5. Instaurer des rituels et des outils de prévention
🔹 Pourquoi ?
Un enfant qui sait qu’il a le droit d’être en colère et qu’il existe des solutions sera plus à même de gérer ses émotions avec le temps.

🔹 Comment ?
✔ Créer un « coin des émotions » : Un endroit calme où il peut aller seul quand il sent que la colère monte (avec des coussins, un livre, un objet réconfortant).
✔ Lui apprendre à anticiper : « Quand tu sens que tu vas t’énerver, tu peux venir me voir au lieu de crier. »
✔ Lire des histoires sur les émotions 📚 : Il existe des livres

amethys invite à apprendre à rguler sa colère

🔄 6. Après la colère : en parler et renforcer l’apprentissage

Une fois l’émotion passée, il est important d’en parler pour aider l’enfant à progresser.

🔹 Comment ?
✔ Rassurer : « Tu as été très en colère, mais maintenant c’est fini. Tout va bien. »
✔ Faire un retour bienveillant : « Qu’est-ce qui t’a aidé à te calmer ? »
✔ Proposer une alternative pour la prochaine fois : « La prochaine fois, tu pourrais souffler au lieu de crier ? »

Gérer la colère d’un enfant : être parent, un apprentissage au quotidien

Nous sommes humains, et même en tant qu’adultes ou éducateurs, nous ne sommes pas parfaits. Nous ressentons aussi de la colère, surtout dans un monde où la pression extérieure est constante.

Les quelques méthodes que je vous ai partagées ici, inspirées de diverses sources, ont simplement pour but de vous offrir des pistes. L’apprentissage se fait par la répétition, et il est normal d’avoir des jours où l’on se sent dépassé. Si un jour vous perdez votre sang-froid face à la colère de votre enfant, ce n’est pas un drame. Une réaction impulsive ponctuelle ne définit pas un mode d’éducation, mais un schéma répété façonne durablement la perception qu’un enfant aura de ses émotions

Mais si, à chaque accès de colère, un enfant reçoit une fessée, il intégrera que manifester ses émotions est dangereux. Peu à peu, il apprendra à les taire, les refouler ou à les transformer en violence. Et cela marquera durablement sa façon de fonctionner.

Colère réprimée : pourquoi la taire n’est jamais la solution

Avez-vous déjà ressenti, comme le personnage de cette BD, cette émotion qui monte en vous face à une injustice, une moquerie, ou une remarque déplacée, sans pouvoir l’exprimer par peur des conséquences ?

Lorsque nous avons appris dès l’enfance que la colère était une mauvaise chose, il arrive souvent qu’à l’âge adulte nous ayons du mal à l’exprimer, même lorsqu’elle serait légitime. Bien sûr, cette difficulté peut avoir d’autres origines, comme un événement marquant ou un contexte social particulier, mais c’est souvent dans l’enfance que nos premières croyances émotionnelles se forgent.

Ainsi, la colère peine alors à remplir son rôle essentiel : poser nos limites, nous protéger ou réagir face à l’injustice et à l’irrespect.

Pourtant, la colère ne disparaît pas simplement parce qu’on la tait. Elle reste là, silencieuse, tapie dans notre corps et notre esprit, jusqu’au jour où elle trouve enfin une voie pour être entendue. Et tant qu’elle ne sera pas libérée, elle pourra se manifester sous forme de troubles émotionnels ou physiques.

 

Les conséquences d'une émotion non exprimée

Quand la boissons sert à re fouler une émotion
  • Lorsqu’une émotion comme la colère n’est pas exprimée, elle ne disparaît pas pour autant. Au contraire, elle reste active dans le corps et l’esprit, entraînant des conséquences importantes sur plusieurs plans.

    Psychologiquement, une émotion réprimée peut générer de l’anxiété chronique, de la dépression, une faible estime de soi, voire de la rancœur permanente. La personne ressent alors un mal-être diffus et constant, qui perturbe son quotidien.

    Sur le plan relationnel, l’émotion refoulée se traduit souvent par des comportements indirects ou passifs-agressifs (sarcasme, froideur affective), entraînant des conflits fréquents ou l’isolement social.

    Physiquement, le refoulement émotionnel peut générer des symptômes psychosomatiques tels que tensions musculaires, migraines, troubles digestifs ou encore affaiblissement du système immunitaire. Ces symptômes reflètent la tension émotionnelle interne persistante.

    Enfin, sur le plan comportemental, cette énergie émotionnelle non déchargée peut conduire à des comportements compensatoires tels que les addictions (alcool, drogues, tabac) ou à des conduites à risque, cherchant inconsciemment à relâcher la pression interne accumulée.

    En conclusion, exprimer sainement ses émotions est essentiel pour préserver son équilibre global, à la fois physique, psychologique et social. L’émotion non exprimée n’est jamais sans conséquence.

     

cubs, un avatar style bd, inspiré du minéral pyrite, il est doré anguleux, analytique et sceptique, il jongle avec des cube dorés

Symboliser pour libérer : Comment exprimer la colère et les émotions refoulées grâce au dialogue intérieur

La colère non exprimée crie à l’intérieur, et parfois même les produits (alcool, anxiolytiques, cannabis, nourriture) ne suffisent plus à l’apaiser. Permettre à cette colère, et plus largement à toutes les émotions, de s’exprimer pleinement est une chose que j’apprécie particulièrement dans mes accompagnements en cabinet. J’invite la personne à dialoguer avec son émotion. En réalité, nous sommes toujours engagés dans un dialogue intérieur ; il suffit simplement de le mettre en lumière. La psyché communique naturellement par symboles et métaphores, et grâce à un état d’hypnose, même léger, ces symboles et leurs messages émergent rapidement.

Cette méthode permet de percevoir l’émotion sous un autre angle, de la regarder avec un certain recul, tout en l’écoutant vraiment. Et cela est essentiel. Même sans mots précis, l’émotion se manifeste clairement à travers des sensations, des images, des ressentis, ou parfois des messages subtils qui apportent des prises de conscience.

Bien sûr, ce dialogue intérieur ne concerne pas uniquement la colère, mais toutes les émotions qui attendent d’être entendues. À travers lui, la personne apprend progressivement à réguler ses émotions, ce qui favorise un mieux-être profond, réduit les tensions internes et améliore ses relations. 

Lien vers l’article connexe

émotions, sensations, symbôles

une mini bd ou un homme discute avec sa colère symbolisée par une flamme.

Apprivoiser sa colère : écouter et utiliser positivement cette émotion puissante

La colère, cette émotion si peu aimée, est pourtant une fidèle alliée. Semblable à un cheval sauvage, elle peut nous blesser, même tuer, lorsqu’elle n’est pas domptée, mais une fois apprivoisée, elle nous pousse à de grandes traversées.

Écouter sa colère, c’est connaître ses limites, savoir ce que l’on est prêt à accepter ou non. Quand elle se manifeste, c’est que quelqu’un ou quelque chose pénètre dans notre espace personnel, franchit nos frontières émotionnelles ou heurte profondément nos valeurs, c’est quand quelqu’un quelque chose franchi les limites de notre territoire..

Ressentir cette force, la laisser nous traverser. Garder un œil attentif sur elle pour agir et affirmer clairement nos limites, sans nécessairement exploser. Car une colère explosive peut parfois générer des blessures inutiles. Mais si besoin, elle conserve cette possibilité d’éclater pour nous défendre avec fermeté. C’est aussi cela, avoir sa colère comme alliée

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le jeune homme apprivoise sa colère et pose des limmites

Apprivoiser, réguler et décharger l’excès de colère permet de faire face aux situations avec plus de calme. Être dans une relation saine avec sa colère, c’est une manière de se respecter soi-même, mais aussi d’être respecté par les autres.

Les pierres qu'améthys vous propose pour apprivoiser votre colère

Lorsque les émotions tourbillonnent en nous, elles cherchent simplement un chemin pour s’exprimer. Pour décharger cette énergie, laissez-la circuler librement à travers le souffle, le mouvement ou la création. Accordez-vous juste un instant, avec vous-même et avec elles, dans cet espace intime où émotion et raison s’entrelacent, s’équilibrent, s’harmonisent. À chacun sa solution. Aucun dogme : simplement transformer un tourbillon, trublion troublant, en un sage message venu du plus profond de soi.

Respirez profondément, dansez librement, écrivez, dessinez ou encore verbalisez votre ressenti… Car chaque émotion entendue est une émotion libérée, et chaque émotion libérée révèle un peu plus de votre lumière intérieure, un peu plus de votre humanité

Apprivoiser sa colère grâce à l'hypnose : transformer ses émotions en alliées puissantes

J’étais colérique. Je vivais des colères explosives. J’en ai cassé des assiettes, poussé des cris à m’en faire mal à la gorge. Puis un jour, j’ai découvert l’hypnose.

Durant ma formation, j’ai vécu une expérience hypnotique puissante, que je fais désormais vivre aux autres : incarner un animal. La première fois que j’ai fait cette expérience, je suis devenu un ours. D’abord très étonné, j’ai senti mon torse se gonfler, ma respiration s’approfondir. Mes mains devenaient des pattes puissantes, mon corps se couvrait d’un pelage épais. Je humais l’air, je posais fermement mes pattes au sol, marquant mon territoire. Je me sentais pleinement ours, fort et sauvage.

Là, de l’autre côté de la rivière, j’ai aperçu l’humain. Il puait. L’ours que j’étais ressentait un profond mépris envers lui. Il ne devait pas passer. Je me suis dressé, j’ai rugi, j’ai chargé. C’était mon territoire !

La personne qui m’accompagnait, apprentie comme moi à l’époque, a eu peur et m’a rapidement fait revenir. Eh oui, cette intensité émotionnelle fait souvent peur. Mais ce jour-là, j’ai pleinement vécu ma colère sous la forme d’un animal, et j’ai compris ce qu’elle cherchait à accomplir. Plus précisément, j’ai ressenti ce qu’elle était réellement : une volonté légitime de protéger mon espace personnel et mes limites. Ce fut une révélation. Depuis ce moment, j’ai commencé à apprivoiser ma colère, à en faire une alliée précieuse.

 

lancer une balle magique pour décharger la colère

Accepter ses émotions et celles des autres

Cette expérience m’a aussi enseigné qu’en tant qu’accompagnant, il est crucial d’accepter pleinement les émotions de nos clients, même lorsqu’elles sont intenses ou inconfortables. Ce jour-là, en ressentant la gêne de mon accompagnatrice face à ma colère, j’ai éprouvé une brève culpabilité d’avoir laissé cette émotion m’envahir. Heureusement, ce fut passager. Désormais, quand l’un de mes clients traverse une forte émotion, je reste avec lui, pleinement présent et engagé. S’il est fâché, c’est parfaitement acceptable. Il a entièrement le droit d’éprouver et d’exprimer sa colère. Il a même toutes les raisons de la ressentir et de la vivre pleinement. Toute émotion est légitime.

Parfois, je propose à mes clients de lancer symboliquement leur émotion avec une balle magique libératrice. C’est puissant, surtout en état d’hypnose : la balle devient vite un missile, une grenade symbolique qui affirme et protège leur territoire intérieur.

Aujourd’hui, j’ai apprivoisé cette émotion intense. Je l’écoute, je la ressens, elle vit en moi sans exploser—sauf lorsque j’estime nécessaire de laisser cette énergie s’exprimer clairement pour être entendu. Cette nouvelle relation à ma colère m’a profondément transformé.

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A propos de moi.

Je suis Sébastien Lanotte, hypnothérapeute et gemmologue, passionné par la vie et avide de découvertes. Depuis des décennies, j’explore et j’apprends chaque jour, mêlant psychologie et énergétique, tradition et science, corps et esprit. J’aime créer des ponts entre ces mondes pour mieux comprendre l’humain et ses transformations.

💬 Curieux de vos ressentis et expériences, j’adorerais échanger avec vous ici ou sur les réseaux.

Séances d’hypnose moderne, sur rendez-vous à mon cabinet, Étival-Clairefontaine, près de Saint-Dié-des-Vosges, ou en visioconférence

Comme je le dis toujours, choisir une pierre est une histoire de cœur plus que de raison. Laissez-vous guider par votre ressenti, votre intuition, votre attirance naturelle. Mais si je devais suggérer quelques pierres pour apaiser les colères trop intenses, je vous orienterais vers la douceur du Quartz rose, l’apaisante Améthyste ou encore la lumineuse Sélénite. À l’inverse, si vous avez du mal à réguler votre colère, je vous déconseille de porter des pierres comme les Grenats foncés ou l’Œil de tigre, qui pourraient accentuer le côté explosif de cette émotion puissante.
Lien vers l’article : harmoniser ses émotions avec les pierres.

améthys, l'avatar intuitif et méditatif du blog, inspiré d'une améthyste, vaporeuse, féminine, flottante violette

Bilbiographie de cet article sur la colère

  • Damasio, Antonio (1995), L’Erreur de Descartes : La raison des émotions, Odile Jacob.
    (Émotions et prise de décision, rôle de la colère et autres émotions dans le comportement.)

  • Filliozat, Isabelle (1999), Au cœur des émotions de l’enfant, Marabout.
    (Comprendre et accompagner la gestion émotionnelle chez l’enfant.)

  • Gueguen, Catherine (2014), Pour une enfance heureuse, Pocket.
    (Neurosciences affectives et développement émotionnel des enfants.)

  • Levine, Peter (2014), Guérir par-delà les mots, InterEditions.
    (Expression et libération corporelle des émotions refoulées.)

  • Siegel, Daniel & Bryson, Tina Payne (2015), Le cerveau de votre enfant, Les Arènes.
    (Fonctionnement cérébral et régulation émotionnelle de l’enfant.)

  • Van der Kolk, Bessel (2018), Le corps n’oublie rien, Albin Michel.
    (Conséquences des traumatismes émotionnels et physiques.)

  • Erickson, Milton & Lockert, Olivier (2001), Hypnose humaniste, IFHE Éditions.
    (Approche thérapeutique symbolique par l’hypnose.)

cubs avatar inspiré de la pyrite lis un livre

Ce blog est un espace d’exploration et de transmission, où je partage des réflexions, des outils et des perspectives pour mieux se comprendre et évoluer vers plus d’harmonie et de paix intérieure.

Chaque article est le fruit de mon propre cheminement, mêlant mon expérience d’accompagnant, ma quête en tant qu’humain dans ce 21ᵉ siècle, et l’appui de l’intelligence artificielle comme un partenaire créatif. L’IA m’aide à structurer, approfondir et affiner mes idées, mais chaque mot ici est pensé, ressenti et écrit avec mon intention.

Mon objectif ? Partager mes apprentissages, mes réflexions et mes découvertes, offrir des clés de compréhension et d’exploration intérieure, toujours dans une approche humaine, incarnée et authentique.

 

🔹 Comprendre ses émotions : Comment notre corps nous parle et pourquoi l’écouter.
🔹 L’hypnose et la transformation intérieure : Explorer son inconscient pour avancer.
🔹 Mon approche : Découvrir comment je vous accompagne vers plus de clarté intérieure.

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